Après les politiques, au tour des grandes villes de Twitter
Par FJ le 23 Juin 2010Phénomène passager ou pas, twitter est en tout cas à la mode. La preuve avec cette étude du cabinet Useo qui s’est intéressé à l’usage que faisaient les grandes métropoles françaises de la célèbre solution de microblogging. Résultat : de plus en plus de villes s’y mettent, les fréquences augmentent et les usages se diversifient. Mais le retard pris sur d’autres pays reste présent.
Fan de twitter ou pas, voici de quoi fourbir vos arguments… et en plus de 140 caractères s’il vous plait. Alors que les politiques n’en finissent pas de surfer sur la vague, comme le révélait, il y a quelques mois, une analyse fort bien faite de la société de conseil 2803media. A l’époque, ses consultants avaient passé au crible la communication de plusieurs membres du gouvernement et avaient analysé la fréquence, les contenus et l’intérêt des NKM et autres Laurent Wauquiez.
Cette fois, ce sont les usages des grandes viles qui bénéficient d’un coup de projecteur d’Useo, déjà signalé dans ces colonnes pour avoir publié à l’été dernier une étude sur le Dialogue Citoyen. Ce cabinet veut « développer son analyse de l’influence d’Internet sur les relations citoyennes ». C’est donc tout naturellement qu’il vient d’inscrire Twitter dans son champ d’analyse.
Selon le jargon des consultants, la célèbre plateforme de micro blogging permet en effet à l’Internet de devenir « hyperlocal » et aide à relocaliser les échanges en mettant en relation des utilisateurs partageant un même service public ou fréquentant les mêmes événements. L’étude a porté sur les grandes villes dotées d’un compte et analyse le nombre d’abonnés, l’activité, ou encore la nature des messages diffusés.
Principales conclusions
- L’usage de Twitter par les grandes métropoles est encore au stade émergent : seules 16 des 50 plus grandes villes de France ont un compte
- La plupart sont présentes depuis moins d’un an
- De nouvelles villes y viennent cependant chaque mois
- Les audiences sont globalement en augmentation de 20% par mois dans les villes les plus actives.
- La principale utilisation consiste à diffuser un titre plus un lien vers un article sur le site de la collectivité, ce qui permet de booster les audiences de ce dernier
- Certaines expériences sont tentées pour la diffusion de messages plus ciblés (sur des « abonnés” ou suiveurs) et géolocalisés, en particulier dans le domaine de l’information sur les transports publics ou de la météo (intempéries)
- Les villes les plus « suivies », c’est-à-dire au fil Twitter desquelles des abonnés se sont inscrits, ne comptent qu’un millier de compte (contre plus de 5000 dans une ville allemande comme Hambourg)
- Enfin, mais faut-il s’en étonner, l’audience des sites est corrélée à l’existence d’une vraie stratégie d’animation, avec notamment des responsables dédiées à l’alimentation des sites.
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