Entretiens Education
L’approche de ce plan ENR est intelligente
Par FJ le 07 Septembre 2009Toshiba est l'un des acteurs impliqué dans le programme ENR de l'Education Nationale. Son Directeur Général France, François Séguineau, nous explique ici pourquoi ce plan doit réussir.
MTN/ Toshiba s’est montré particulièrement prompt à réagir au programme ENR de Xavier Darcos. Il y a une raison ?
François Séguineau / Des raisons historiques d’abord. Toshiba travaille depuis plus de quinze ans avec le monde de l’éducation et a déployé de nombreux programmes dans l’enseignement supérieur d’abord (universités, écoles de commerce et d’ingénieurs, NDLR), puis au niveau des collèges. Nous avons commencé avec les conseils généraux de l’Ille et Vilaine et de l’Oise, et collaborons désormais avec une vingtaine de départements.
Cette présence nous a permis bien sûr d’identifier depuis longtemps les manques d’équipement en milieu rural et dans les écoles primaires. Aussi, dès que le Ministère de l’Education a lancé son programme au printemps dernier, nous avons réagi avec notre filiale de services Cebea pour packager une offre matériel + services, diffusable par un réseau d’une vingtaine de distributeurs labellisés, en région, qui vont assurer la proximité avec les utilisateurs.
MTN/ Qu’est ce qui vous fait espérer que ce programme ENR aura plus de succès que les multiples expériences menées précédemment (Plan Informatique pour Tous, cartables numériques dans les Landes ou en Isère, NDLR) ?
François Séguineau/ Il y a d’abord une véritable attente, aussi bien des enseignants que des décideurs territoriaux et des parents. Cela s’est d’ailleurs vérifié avec le nombre élevé de dossiers de demandes de subventions. Ensuite, il me semble que l’approche est intelligente. Le montant de l’investissement reste limité à 10 000 euros pour les petites communes, et le rectorat est mis dans la boucle puisque les maires vont leur soumettre des propositions d’équipements en logiciels, donc pour la partie pédagogique. Vous saviez qu’il existe déjà des monsieurs TIC dans chaque académie ? Ils vont désormais pouvoir jouer un rôle grandissant. J’ai même entendu un recteur assurer que bientôt, ses enseignants seraient notés sur l’utilisation des TIC dans leurs classes !
MTN/ De même que nous avons tous en mémoire les Lagarde et Michard des cours de français de notre adolescence, ou les cartes murales de la France coloniale pour apprendre la géographie de l’Afrique en primaire, il va nous falloir un logiciel symbole de cette révolution : Ce sera quoi à votre avis ?
François Séguineau/ Je pense que le tableau interactif a tout pour devenir le support clé de cette évolution et nous en avons d’ailleurs mis un dans notre offre packagée, en même temps que plusieurs logiciels. Sinon, pour rebondir sur le cas de la géographie, il s’agit justement d’une matière qui se prête très bien à un enseignement « numérique ». De même que la géométrie par exemple.
MTN/ Vous insistez beaucoup sur la dimension services dans votre offre. Pourquoi ?
François Séguineau/ Parce qu’elle est indispensable, tout simplement. Nous avons mis en place une assistance téléphonique avec un numéro unique, centralisée au niveau national, et avec des connexions éventuelles vers les éditeurs de logiciels tiers. Nous participons également activement au forum live@edu de Microsoft pour faciliter la recherche en ligne de solutions. Enfin, et c’est le plus important, la maintenance sera assurée par des partenaires locaux.
MTN/ Ce sera quoi pour vous, une rentrée réussie ?
François Séguineau/ Même si nous risquons d’entendre plus parler de pandémie grippale dans les écoles que de déploiement d’ordinateurs, je souhaite que le gouvernement trouve une solution face à l’engouement que son offre a suscité et qu’il ne crée pas de déçus en se limitant aux 5000 projets initialement prévus. De notre côté, nous allons continuer à travailler nos offres, notamment en les verticalisant pour les enseignements professionnels.
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